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Danse

Le bèlè, cœur battant de la Martinique

Martinique

Né dans les habitations, le bèlè réunit tambour, chant et danse. Longtemps mis de côté, il est aujourd'hui transmis avec fierté par une nouvelle génération.

Le bèlè est à la fois une musique, un chant et une danse. Il est né dans les habitations, à l'époque de l'esclavage, quand les travailleurs se réunissaient le soir ou après les grands travaux pour chanter et danser ensemble.

Au centre, il y a le tanbou bèlè : le tambourineur s'assoit à califourchon sur l'instrument couché et règle le son avec son talon. Derrière lui, un musicien frappe le corps du tambour avec deux baguettes, les ti-bwa, qui donnent la cadence. Le chanteur lance un couplet et le chœur lui répond : c'est le principe de l'appel et de la réponse, qu'on retrouve dans toute la tradition orale.

Les danseurs évoluent en couples, souvent en formation de quadrille. Chaque danse a son nom et son caractère : certaines célèbrent la terre et le travail, d'autres la séduction ou le défi.

Longtemps regardé de haut, le bèlè a connu un vrai renouveau à partir des années 1980, grâce à des familles de musiciens, des associations et des écoles de danse. Les swaré bèlè (soirées bèlè) rassemblent aujourd'hui toutes les générations, notamment dans le nord atlantique, à Sainte-Marie.

Pour découvrir le bèlè : assistez à une swaré, regardez d'abord, puis laissez-vous inviter dans le cercle. Personne ne vous demandera d'être parfait.